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BRETON POLITICAL DETAINEE WINS DEFAMATION CASE MEMORIAL PLANNED FOR THOSE LOST ON BUGALED BREIZH
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Hervé LE BEVILLON & Michel HERJEAN Avec l’aide de Wikipédia – octobre
2006
***************************************************************************** Origines :Les Bretons, venant de l’île de Bretagne envahie par les Saxons et n’ayant plus d’armée après le départ de l’armée romaine de Maximus, sont arrivés en Armorique (qui devint Bretagne) à partir du 4ème siècle. Les rapports entre Bretons et Gaulois armoricains étaient très bons car ils commerçaient à travers la Manche depuis des siècles. Des Bretons de l’armée de Maximus étaient déjà installés sur les côtes depuis un siècle, environ.
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Toujours issue des programmes scolaires français, voici la carte de Karolus Magnus (Charlemagne).
Ces deux cartes sont importantes, car elles viennent de l’état français qui n’est pas du tour favorable à la Bretagne, comme chacun sait.
Les Bretons pouvaient tenir tête à Charlemagne parce que les Bretons arrivant du Pays de Galles reconstituaient les armées bretonnes régulièrement. D’autre part ils pratiquaient encore les méthodes romaines de combat.
Le premier Roi français, était Clovis et Charlemagne était le premier empereur de France.
Lors de la guerre de succession (qui dura 24 ans), la femme de Jean de Monfort, Jeanne de Flandre, gagna le titre de Jeanne la Flamme car, à la tête d’environ 300 hommes elle incendia le camp français qui assiégeait Hennebont. Elle gagna la guerre de succession pour son fils, son mari ayant été assassiné en prison.
Le commerce maritime se développa sérieusement. On voyait plus de bateaux bretons que de français. Les registres du port de Rotterdam donnent une très forte activité bretonne. Les marins et commerçants précisaient bien qu’ils étaient bretons et non français. L’inconvénient de ce boom était que les paysans ne voulaient plus cultiver la terre mais devenir commerçants.
Le duc dût intervenir pour les maintenir aux champs.
Tout au long de l’histoire les Français ont voulu annexer la Bretagne, à cause de son emplacement géographique. La France ayant ses activités tournées vers l’est, ne pouvait pas se permettre d’avoir un pays indépendant dans son dos.
Intelligente et sachant ce qu’elle voulait, trahie par la haute noblesse bretonne (Rohan, Rieux…) elle chercha de l’aide parmi ses 13 prétendants, dont le futur roi d’Angleterre, le roi d’Espagne et Maximilien.
Celui-ci envoya à Rennes, capitale assiégée, des émissaires détenant une procuration pour le Mariage. Maximilien ne pouvait pas se déplacer, il avait des problèmes en Flandre (soutenus par le roi de France). Le roi de France était marié à la fille de Maximilien, en guerre contre lui.
La cérémonie eut lieu, et pour prouver que le mariage était « consommé », l’émissaire mit sa jambe nue dans le lit.
Mais la ville était toujours assiégée et l’aide attendue du mari d’Anne se faisait attendre. Charles VIII, roi de France, entra secrètement dans sa chambre et la viola. C’était un viol d’état. N’étant plus vierge, elle ne pouvait plus épouser que son violeur. La Pape s’inquiéta de cette rumeur qui courrait dans les couloirs des châteaux. Il lui posa la question d’une manière détournée, lui demandant si elle avait été enlevée. Elle répondit non. Maximilien ne donnant plus signe de vie, Anne ne pu qu’épouser son violeur. Ils étaient bigames tous les deux.
Rien
ne l’obligeait à se marier, mais rester sans descendance revenait à donner
le duché aux Penthièvre, qu’elle haïssait.
Les États de Bretagne refusèrent. Donc elle garda son duché, mais ne s’en occupa pas.
La paix régnait, le duché était prospère. Un traître breton, le président du Parlement expliqua au chancelier du roi comment s’y prendre : corruption, menaces voilées…
Les États finirent donc par présenter une demande d’Union de la Bretagne à la France à perpétuité, en échange du maintien des droits, franchises et privilèges (qui devinrent plus tard : droits, franchises et libertés) sans que le roi puisse « rien changer ni rien innover ».
C’était
la fin de l’indépendance, et le peuple apprécia la paix quasiment assurée.
Bien sûr il y eut des viols de ce contrat de la part de la France. Il y eu aussi quelques rois très favorables à la Bretagne.
L’un des grands problèmes que connurent les Bretons sous Louis XIV, ce fut le blocus de l’Angleterre et donc la pénurie de clients pour les toiles de lin. Colbert qui était marchand drapier, avait ses intérêts en Flandre. Il sacrifia la Bretagne pour la Flandre.
Le complot de la noblesse de robe contre la noblesse d’épée, soutenue par la bourgeoisie d’où elle était issue, aboutit à ce qu’on a appelé la révolution française.
La nuit du 4 au 5 août 1789 furent abolis tous les privilèges. Le président de l’assemblée des états généraux, était Le Chapelier, Maire de Rennes, franc-maçon et membre actif de la centaine de petits nobles de robe qui avaient planifiés la suppression des provinces.
Pourquoi la suppression des provinces ? Eh bien parce qu’elles étaient la base sur laquelle la noblesse d’épée s’appuyait. Les députés bretons, non élus par les États, mandatés pour maintenir les droits, franchises et libertés, les abolirent sous réserve de l’approbation de leurs électeurs. Ce qui ne fut pas le cas.
Le seul document existant, mentionnant la suppression de tous les privilèges de toutes les provinces, étrangères ou pas, est un décret de suppression de la féodalité.
En ce qui concerne la Bretagne et son Contrat d’union, il n’y a rien. Pas un mot, pas un texte, rien du tout.
Les robins (noblesse de robe) avaient bien manœuvré. Après, la révolution se termina en boucherie et aboutit à un empire.
René de Botherel, dernier procureur syndic des États de Bretagne, adressa une protestation au Roi et au public.
Le
marquis de la Rouërie mit sur pied une armée bretonne ainsi qu’un système
de réseau de correspondance et de renseignement qui fut bien utile à la
chouannerie, après sa mort deux mois avant le soulèvement général.
Depuis la révolution française, la situation franco-bretonne est illégale. Pour abroger un décret en droit international, il faut un autre décret avec les mêmes signataires. L’état breton ayant disparu à la suite d’une violation du contrat de 1532, ne peut pas signer.
Petite
histoire résumée du mouvement Breton
On a coutume d'appeler Mouvement Breton, ou Emsav, l'ensemble des mouvements, partis, associations, groupements et activismes de toute nature qui, depuis l'annexion de la Bretagne par la France, luttent pour le maintien de l'identité bretonne, et l'obtention pour le peuple breton des libertés politiques administratives, sociales et culturelles qui sont nécessaires à ce maintien.
Depuis la rupture du Contrat d'Union de la Bretagne à la France en 1789, le combat pour recouvrer notre liberté n'a pas cessé. D'abord initialisé par le comte de Botherel, dernier procureur syndic des Etats de Bretagne et par l'Association Bretonne du Marquis de La Rouërie, il a pris au cours des XIXème et XXème siècles des formes et des méthodes d'actions diverses
Traditionnellement, l'histoire du "mouvement breton", se divise en 3 périodes.
Le premier Emsav :
Naissance du mouvement breton jusqu'en 1914
Le mouvement breton est né dans la première moitié du XIXème siècle au cours d'une grande vague qui a touché toute l'Europe romantique. Il se caractérise par : le régionalisme, l'ancrage à droite, la fidélité à l'esprit monarchiste, l'importance des traditions. Une idée domine :
Maintenir les traditions pour préserver le peuple breton de l'irréligion et des idées nouvelles.
Les trois grands piliers de ce régionalisme breton naissant sont :
· La collecte des chants et contes populaires bretons. La figure symbolique et initiatrice de ce travail de collectage des traditions populaires est le marquis Théodore Hersart de la Villemarqué et son Barzaz Breiz. Cette œuvre connut un très grand écho, faisant découvrir la littérature orale bretonne dans toute l'Europe.
· La normalisation de la langue bretonne écrite, notamment par Jean-François Le Gonidec (dictionnaire et grammaire en 1821), considéré comme le père du breton moderne.
· La création d'une véritable historiographie bretonne, à partir de 1896 avec Arthur de La Borderie, considéré comme le père de l'histoire de la Bretagne.
Quelques autres évènements de cette période :
1870 : Charles de Gaulle, oncle du futur général, réclame au gouvernement l'enseignement des langues régionales1871 : L'affaire du camp de Conlie soulève une émotion considérable en Bretagne et répand dans la population l'impression que les Bretons sont considérés en France comme un ennemi de l'intérieur. Cette tragédie a un rôle important dans la constitution d'un sentiment national de mépris.
1898 : création de l'Union régionaliste bretonne, premier vrai parti, de tendance conservatrice, qui réclame la décentralisation et l'enseignement de l'histoire et de la langue bretonnes. En marge de ce mouvement politique. En 1899, l'Association des Bleus de Bretagne fait scission de l'URB. En 1900, la Fédération Socialiste de Bretagne est crée à Nantes par Charles Brunellière. En 1904, Lionel Radiguet diffuse 100 000 exemplaires de sa " constitution nationale pour une République bretonne ".
1905 : création du Bleun Brug, par l'abbé Perrot pour défendre la foi et les traditions bretonnes.
1911 : création du Parti nationaliste breton et de la Fédération Régionaliste Bretonne, suite à une scission de l'Union régionaliste bretonne.
Le Parti nationaliste breton est le premier parti nationaliste breton, créé par Camille Le Mercier d'Erm. À cette époque, ce parti va rassembler l'essentiel du mouvement politique breton.
Le second Emsav (1914-1945)
La Première Guerre mondiale, qui détruit toute une génération, est une véritable coupure. La Bretagne est saignée à blanc, plus de la moitié des hommes entre 20 et 40 ans sont morts, l'impression d'avoir été systématiquement en première ligne est très vive et ravive ce sentiment de mépris de la part de la France. Une nouvelle génération, plus active, a des objectifs ambitieux tournés vers l'avenir :
· Elle s'investit notamment dans le domaine de la langue. Son chef de file est Roparz Hemon, et son journal de référence Gwalarn, fondé en 1925. La littérature bretonne s'ouvre au monde entier: création d'une véritable littérature moderne en langue bretonne. La langue bretonne est rénovée et actualisée par la rédaction de nombreux dictionnaires et grammaires.
· Importance aussi du mouvement artistique, avec notamment les seizh breur qui regroupe plusieurs dizaines d'artistes, artisans d'art, créateurs qui veulent donner un nouveau souffle à la création artistique en Bretagne. .
· Parallèlement au succès culturel cet activisme se fait sentir aussi dans le domaine politique.
· Un groupuscule qui se fait connaître sous le nom de Gwenn-ha-Du fait sauter en 1932 le monument commémorant l'union de la Bretagne à la France, puis commet quelques autres attentats symboliques.
1918 : création de l'Union de la jeunesse bretonne (Unvaniez Yaouankiz Breiz) pour veiller à la conservations des traditions bretonnes et développer l'amitié entre les peuples celtes. Le journal Breizh Atao créé en en 1919 en devient l'organe.
1920 : une pétition initiée par 124 associations et réclamant une régionalisation recueille 360 000 signatures.
1923: Le Gwenn ha du, nom donné au drapeau breton et signifiant "Blanc et Noir" est un drapeau récent dans l'histoire de la Bretagne. Il fut créé en 1923 par Morvan Marchal . Il s'agit d'une synthèse subtile des emblèmes que les Bretons utilisent depuis des siècles. Il est aujourd'hui utilisé et reconnu par tous les Bretons comme l'emblème fort de la Bretagne. Apolitique et esthétique, il apparaît aujourd'hui sur le fronton de nos mairies et de nos institutions et représente la Bretagne et les Bretons à travers le monde.
1933 : Fondation du mouvement culturel " Ar Falz " par Yann Sohier pour sensibiliser les instituteurs publics à l'enseignement de la langue bretonne.
1934 : 346 communes bretonnes adoptent le vœu " Ar Brezhoneg er Skol " (le breton à l'école), en faveur de l'enseignement du breton.
La Seconde Guerre mondiale
A partir de 1939 la plupart des organisations bretonnes, minées par les divergences entre les engagements de leurs membres éclatent voire le plus souvent disparaissent.
1940 : Le commandant des troupes d'occupation en France précise sa position sur la question bretonne : soutien à la culture et à la langue bretonnes, refus du soutien aux autonomistes bretons. Un quotidien couvrant les cinq département bretons paraît jusqu'en 1944, une radio subventionnée émet en breton également jusqu'en 1944. L'enseignement de l'histoire et de la langue bretonnes sont autorisées pendant l'occupation.
Toutes ces avancées sont stoppées dès la libération. Les comportements des uns et des autres font l'objet d'une amnésie collective de guerre qui nourrit toujours des polémiques plus de soixante ans plus tard.
Le troisième Emsav depuis 1945
En 1945, le mouvement breton repart de zéro. Près de 2000 militants bretons sont arrêtés et " Internés administratifs ". Ils sont relâchés au bout de quelques semaines sans procès, aucune charge n'ayant pu être retenue contre eux. La plupart d'entre eux, traumatisés par cette détention, abandonnent toute activité au sein d'un mouvement breton.
On va désormais étudier de manière plus approfondie les trois temps, culturels, économiques et politiques de la reconstruction de l'Emsav.
Fin des années 40 et années 50 : la culture
À la fin des années 1940, le militantisme politique étant complètement condamné par les autorités françaises, l'engagement des militants bretons se fait sur le terrain de l'action culturelle :
· La musique : la mise en place en 1943 de BAS( Bodadeg ar Sonerion assemblée des sonneurs) regroupe les musiciens traditionnels, notamment de cornemuse, sert de base pour la création des premiers bagadoù à la fin des années 40. Il y a un réel essor dans les années 50, marque du renouveau culturel breton. Le festival des cornemuses est créé en 1959 à Brest et devient en 1972 le Festival interceltique de Lorient.
· La danse : à ces bagadoù sont souvent liés des cercles celtiques, qui sont des groupes de danses traditionnelles et de sauvegarde des costumes traditionnels.
· L'ésotérisme, le symbolisme celtique et le mouvement druidique.
C'est par ce biais que va être maintenu et transmis un sentiment national breton à une nouvelle génération au cours des années 40 et 50.
Parallèlement, les militants bretons continuent le travail entamé avant-guerre dans le domaine de la langue et de la littérature et créent de nombreuses revues bretonnantes.
Pierre Jakez Hélias, Pierre Trépos, et Charles Le Gall recréent des émissions de radio , puis de télévision à partir de 1964, en breton populaire. D'abord de quelques minutes hebdomadaires, ils mènent une véritable " guerre d'usure " contre l'ORTF pour obtenir l'allongement minute par minute de la durée de ces émissions.
On retrouve aussi des mouvements et revues d'inspiration chrétienne autour des abbés. En 1951, la fédération Kendalc'h est créée, elle ambitionne de regrouper toutes les organisations culturelles bretonnes, dès sa création elle représente plus de 20 000 militants. Le Kuzul ar Brezhoneg, fédération créée en 1958, regroupe les associations bretonnes militant pour l'orthographe unifiée du breton.
À Paris, en banlieue, la diaspora bretonne met en place des cercles où se retrouvent en particulier les militants qui ont été condamnés à l'indignité nationale pour collaboration.
Dans les années 50-60, Jean-Jacques Le Goarnic combat pour la reconnaissance des prénoms bretons.
Années 50 et 60 : L'économie
À partir du début des années 1950, le domaine de l'économie est touché par l'idée régionale :
1951 : création du Comité d'étude et de liaison des intérêts bretons (CELIB) par Joseph Martray et René Pleven. Le CELIB sera à l'origine de l'impulsion économique qui fera sortir la Bretagne de son sous-développement agricole et industriel en constituant une instance officieuse de coordination des collectivités locales à l'échelle de la Bretagne historique (5 départements), dans une optique décentraliste.
Toute une génération d'agriculteurs issus de la Jeunesse agricole chrétienne s'organise au niveau local et régional. Une série de grèves très dures en 1960 pour obtenir les conditions de la modernisation de l'agriculture culmine par la "prise" par 2000 agriculteurs de la sous-préfecture de Morlaix le 8 juin 1961. L'emprisonnement des leaders déclenche une vague de manifestations qui embrase toute la Bretagne jusqu'au 22 juin. Un " modèle agricole breton " se met progressivement en place.
1962 : Le CELIB adopte une loi-programme pour la Bretagne préparée par Michel Phlipponneau. L'Etat refuse de s'engager sur un plan pluriannuel d'investissements. 1092 conseils municipaux bretons soutiennent la loi-programme. La Bretagne engage la bataille des tarifs ferroviaires pour désenclaver l'économie régionale, forçant l'Etat à céder.
À partir de la fin des années 1960 : le retour du politique
Indirectement, le CELIB légitime donc la renaissance d'un activisme politique breton, et à partir des années 60, on observe le retour de partis bretons dans l'arène politique
1957 : Création du Mouvement pour l'Organisation de la Bretagne (MOB), premier parti politique créé depuis la Seconde Guerre Mondiale.
1963 : Scission de la gauche du MOB pour créer l'UDB (Union démocratique bretonne). Le CAB (Comité d'Action pour la Bretagne) rassemble la CFDT, la CFTC, le PCF, la SFIO, le PSU, la FEN, le SNI.
Dans les années 60 le macaron BZH fleurit sur les voitures. Il est rapidement interdit (décret Ortoli du 7 août 1967). Plusieurs automobilistes font l'objet de poursuites mais dans l'ensemble la police ferme les yeux. Le FLB-ARB naît en 1966 et se fait remarquer par une série d'attentats (env. 30) en Bretagne contre des symboles de l'État français (édifices publics, préfectures, casernes de gendarmerie, bureaux de perception…). En 1966, un communiqué du mouvement clandestin est publié dans le journal L'Avenir de la Bretagne en adoptant un ton et un style proches de ceux des déclarations irlandaises. " Nous reprenons le combat progressiste et révolutionnaire que chaque génération de Bretons a entrepris pour la liberté de la Bretagne et pour le droit des Bretons à rejeter le statut colonial afin de se gouverner lui-même " . Une cinquantaine de militants sont arrêtés en 1969 et emprisonnés à la " Santé " avant de bénéficier d'une amnistie électorale six mois plus tard. Ces militants appartiennent aux organisations traditionnelles de l'Emsav
1967 : Du haut du balcon de l'Hôtel de Ville de Montréal, le général de Gaulle lance son " Vive le Québec libre " qui sera apprécié à sa juste valeur par l'importante communauté bretonne du Québec et largement relayé en Bretagne avec les explications nécessaires : il réhabilite involontairement les mouvements politiques bretons dont les membres les plus durs ne réclament que des droits et libertés dont le Québec, membre de la confédération canadienne, dispose déjà.
Procès
En 1972 le "procès du FLB" devant la cour de sûreté de l'État se transforme en procès de la colonisation française en Bretagne ; 2000 personnes viennent soutenir le FLB au palais de la Mutualité à Paris.
En 1978 et 1979 plusieurs procès devant la cour de sûreté de l' état condamneront des militants à de lourdes peines de prison allant jusqu' à 15ans de réclusion criminelle.
Décennie des années 1970
Une réelle renaissance d'une conscience nationale ou tout du moins régionale en Bretagne
Multiplication des conflits sociaux qui prennent un caractère breton marqué :
· Géographie des réseaux de solidarité qui se créent à l'occasion des conflits sociaux qui prennent une dimension bretonne
· Rhétorique construite et développée au cours du conflit social qui dénonce : l'oppression de la Bretagne par Paris, le colonialisme intérieur dont est victime la Bretagne qui prend la forme : d'une oppression politique (par le centralisme), économique et sociale (par le capitalisme) et culturelle (par le jacobinisme, c'est-à-dire le centralisme du nationalisme français)
Cette création d'une conscience nationale ou régionale bretonne de gauche par les conflits sociaux, se fait en deux temps :
· 1972 : année la plus importante pour la naissance de cette rhétorique, avec une succession de conflits sociaux de grande ampleur.
· Conflits écologistes, notamment contre l'implantation de centrales nucléaires ou pour dénoncer les marées noires successives, ainsi que l'arasement des talus lors de remembrement et la multiplication de zones militaires .
· Parallèlement : succès foudroyant au niveau culturel : essor sans précédent de la musique bretonne
· Dans ce contexte favorable : multiplication des partis bretons, presque tous situés à gauche voire à l'extrême gauche. L'UDB, autonomiste, reste le plus important parti breton.
· Aujourd'hui plusieurs partis existent : toujours l'UDB dont les alliés prioritaires sont des partis français , PS, PC, verts . Le Parti Breton – Strollad Breizh parti nationaliste. Emgann se situe à l'extrême gauche qui a une certaine tendance à privilégier les luttes sociales par rapport à la question nationale bretonne. A l'extrême droite un parti nommé ADSAV qui à surtout des relations avec l'extrême droite européenne .
· A coté des partis politiques il existe en Bretagne de nombreuses associations qui se battent pour la langue, la culture , et le rétablissement d'une Bretagne à cinq départements ( Bretagne historique) on peut signalé qu'elles dénoncent pour la grande majorité d'entre elles le jacobinisme de l'Etat Français et la centralisation de toutes les décisions à Paris.
Activisme clandestin de "propagande armée"
Dans les années 60, apparaît un activisme clandestin de "propagande armée" : Front de Libération de la Bretagne - Armée Républicaine Bretonne- Armée Révolutionnaire Bretonne .Ces groupes pratiquent une violence symbolique, via des actions contre les symboles de l'oppression de la Bretagne : contre l'État français, contre le capitalisme. Après plusieurs vagues d'attentats ,de procès suivis d'amnisties et de libérations des militants depuis les années 70, une relative accalmie suivra l'amnistie accordée en 1981 avec l'arrivée de la gauche au pouvoir en France et la suppression de la cour de sûreté de l'état
On assiste à une reprise des attentats revendiqués par une Armée révolutionnaire bretonne dés 1984. L'activisme clandestin semble s'être arrêté en 2000.